Le mois de novembre est marqué par la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cet article sera ainsi consacré à ce thème. Nous commencerons par un état des lieux des violences encore trop répandues envers les femmes en France. Vous découvrirez également le portrait de (...)

Article Égalité Filles-Garçons - Lutte contre les violences faites aux femmes

(actualisé le ) par A.Mathieu

Le mois de novembre est marqué par la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cet article sera ainsi consacré à ce thème. Nous commencerons par un état des lieux des violences encore trop répandues envers les femmes en France. Vous découvrirez également le portrait de Denis Mukwege, surnommé « l’homme qui répare les femmes », ainsi que des ressources pour approfondir le sujet.

Violences faites aux femmes en France : un triste constat

En France, les violences faites aux femmes restent un fléau majeur : des centaines de milliers de victimes chaque année (en 2024, les services de sécurité ont enregistré 272 400 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire), des dizaines de féminicides (depuis le début de l’année 2025, 135 féminicides ont été commis en France soit un féminicide tous les deux jours), des formes de violences multiples (violences verbales, psychologiques, économiques, isolement...).
Malgré des actions publiques, des progressions de la parole et des dispositifs, l’écart entre la réalité vécue et la prise en charge reste important : 94 000 femmes sont victimes de viol ou tentative en France chaque année, seules 12% portent plainte et 73% de ses plaintes sont classées sans suite.
Bien que le foyer soit souvent le premier lieu où s’exercent les violences, il n’est pas le seul : près d’une femme sur trois (32 %) affirme avoir été victime de harcèlement sexuel au travail. Les femmes sans-domicile, les femmes étrangères isolées ou en situation de grande précarité sont particulièrement exposées aux violences, y compris dans les espaces publics ou d’hébergement.
Ce n’est pas un « problème » marginal mais bien un enjeu de société. Et la journée de lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre) rappelle combien il est crucial de maintenir l’attention et de poursuivre la prévention. Comme le souligne le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, il ne suffit pas de protéger après coup mais de s’attaquer aux stéréotypes, aux normes de genre et aux comportements dès le plus jeune âge.

Sources :

Amnesty International. Pourquoi une journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes le 25 novembre ?. En ligne : https://www.amnesty.fr/focus/pourquoi-une-journee-internationale-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-le-25-novembre

Ministère de l’intérieur. (2025). Violences conjugales enregistrées par les services de sécurité : quasi-stabilisation en 2024. En ligne : https://www.interieur.gouv.fr/documentation/etudes-et-statistiques/violences-conjugales-enregistrees-par-services-de-securite-quasi-stabilisation-en-2024.html

Nous toutes. Comprendre les chiffres pour mieux défendre les femmes et les enfants victimes de violences sexistes et sexuelles. En ligne : https://www.noustoutes.org/comprendre-les-chiffres/

Action mise en place au collège

Une séance de prévention sur les violences et cyberviolences sexistes et sexuelles est proposée aux élèves de 3ème pendant le mois de novembre. L’objectif de cette séance est de leur permettre de reconnaître des mécanismes d’emprise et des situations de violences entre femmes et hommes.
Les élèves recevront un violentomètre, qu’ils utiliseront pour analyser différentes situations de violences sexistes et sexuelles.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’éducation à la sexualité (EVARS), et contribue aux trois séances annuelles obligatoires prévues.

Le portrait du mois


Les ressources à découvrir :

À voir :

 Muganga, celui qui soigne est un film franco-belge sorti en 2025, réalisé par Marie-Hélène Roux, qui retrace le combat de Denis Mukweg pour soigner les femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo.

 La mini-série Adolescence disponible sur Netflix. Quand un ado est suspecté de meurtre d’une camarade de classe, ses parents et l’inspecteur chargé de l’affaire s’interrogent sur ce qui s’est réellement passé. La série traite de l’influence de la culture masculinisme chez les jeunes garçons, notamment relayés par les réseaux sociaux.

À lire :

Tous les jours, Océane doit faire face aux jugements de certains garçons qui se permettent de commenter sa tenue ou ses publications sur les réseaux sociaux. Gabriel, Yanis, Théo et Valentin, collégiens dans le même établissement qu’elle, ont créé un groupe WhatsApp « 4CA - Les Cavaliers de l’Apocalypse » pour noter les filles.
Heureusement avec le soutien de ses amies, Océane refuse de se laisser faire et décide d’agir pour faire face à cette situation difficile. Mais elle n’est pas la seule à être harcelée par ce groupe toxique...
Disponible au CDI

Parce que la violence passe aussi par les mots, les expressions que nous employions !
Pourquoi parle-t-on ? Dès le plus jeune âge, on nous apprend à parler, à conjuguer, à manier la grammaire et la syntaxe, mais on ne nous apprend pas pourquoi. Parler, ce n’est pas seulement communiquer, c’est classer, c’est discriminer, bref, c’est agir : le langage est un outil et c’est aussi une arme qu’on peut apprendre à utiliser !
Disponible au CDI

Cet article vous est proposé par votre référente égalité filles-garçons, Mme MATHIEU.

Un événement terminé

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